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Congrès mondial de la Nature 2020 : un bilan mitigé selon les acteurs

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Résumé

 

Le congrès de l’UICN 2020 qui s’est tenu à Marseille du 3 au 11 septembre 2021 s’est achevé sur un bilan mitigé. D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), organisateur du congrès, et le gouvernement français qui l’a accueilli cette année, le congrès a été un franc succès. Les ONG internationales ne sont pas du même avis.

 

Contenu

 

Le congrès mondial de la nature édition 2020 tenu à Marseille en septembre 2021 s’est clôturé dans un climat en demi-teinte. D’après les organisateurs et le gouvernement français, pays hôte de cette édition, les attentes des participants ont été satisfaites comme l’indique le document bilan de l’événement : manifeste de Marseille.

 

D’après France Nature Environnement (FNE), ce congrès a permis des avancées notables : une vingtaine de motions adoptées, des échanges de qualité entre experts, l’intégration du public et des ONG aux discussions, la mobilisation des acteurs publics et l’engagement de nouveaux acteurs comme les banques centrales.

 

Ces motions viennent compléter la liste des 109 adoptées par vote électronique en octobre 2020. Elles portent entre autres sur : le cadre mondial pour la biodiversité post-2020, la protection de la santé humaine, animale et environnementale, la réduction des impacts de l’industrie minière, la restauration des forêts primaires, la reconnaissance des droits des peuples autochtones et la protection de l’Amazonie. Bien qu’il s’agisse de motions non-contraignantes pour les Etats, ils sont invités à les intégrer à leurs politiques publiques.

 

L’abstention de la France sur le vote de la motion en faveur d’un moratoire sur les exploitations minières dans les grands fonds marins a été remarquée. D’autant plus que le président Emmanuel Macron annonçait lors du discours d’ouverture, une initiative sur les pesticides dans le cadre de la présidence française de l’UE et sur la protection des océans.

La fédération d’associations de protection de la nature déplore des annonces qui ne sont « ni à la hauteur des enjeux ni assorties de moyens ». « La France continue de donner des leçons à tous sur les enjeux de biodiversité et de climat, mais reste largement dans l’incantation ».