Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience sur le site

Vers une transparence totale des entreprises françaises

Publié le

Résumé

La transparence à outrance est la nouvelle tendance. Qu’il s’agisse d’entreprises privées ou publiques, issues du secteur bancaire, industriel ou des assurances, elles ouvrent toutes leurs données au public. Les plus audacieuses vont jusqu’à les divulguer directement sur leur site internet ces informations initialement publiées dans le cadre du rapport de responsabilité sociétal des entreprises (RSE). Ce phénomène casse les codes de communication environnementale et sociétale des entreprises.

Impulsée par les entreprises américaines et britanniques, cette pratique séduit de plus en plus les entreprises françaises. Le cadre règlementaire y a considérablement contribué ; c’est le cas notamment de la loi pour une République numérique qui contraint depuis 2016, les acteurs publics à ouvrir leurs données en matière de transport ou d’énergie. Les motivations sont toutes autres dans le secteur privé.

Pour ces entreprises la transparence devrait accroître l’attractivité et l’innovation au sein de ces entreprises et améliorer le dialogue avec les parties prenantes (collaborateurs, ONG, journalistes, chercheurs, investisseurs et agences de notation extra-financières.).

 

Contenu

Toutes les typologies d’entreprises sans distinction de secteurs d’activités peuvent ouvrir l’accès à leurs données au grand public. Dans le secteur privé, les premières à y adhérer sont principalement des grands groupes cotés comme le géant du luxe Kering, l’industriel Vallourec, l’assureur Euler Hermès ou encore la Banque BPCE.

Les acteurs publics comme ENEDIS et SNCF sont également transparents sur leurs données en matière de transport ou d’énergie comme l’impose depuis 2016, la loi pour une République numérique.

Dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus méfiants et curieux vis à vis des marques, ces dernières ont choisit le positionnement de la transparence à travers la publication de leurs données sociétales brutes indépendamment du rapport RSE. Cette transparence est appliquée sur les données sociétales initialement publiées chaque année dans le rapport RSE ; quantité de déchets produits, engagements pour la parité hommes-femmes, management par pays d’implantation, émissions de gaz à effet de serre, etc.

Le groupe de luxe Kering a choisi de diffuser au grand public, le guide méthodologique de son outil EP&L qui sert à l’évaluation économique des impacts environnementaux. A travers la publication de ce guide, le groupe espère inspirer le grand public (y compris les concurrents) pour favoriser la création de nouveaux produits, applications ou services et surtout prouver leur engagement de transparence vis-à-vis des consommateurs et de ses partenaires.

En revanche, chez Vallourec, industriel spécialisé dans la fabrication des tubes à destination de l’industrie pétrolière, l’objectif cible est d’accroitre l’attractivité de l’entreprise dans le cadre du recrutement et des partenariats avec les startups en particulier. Bien qu’ils ne soient pas les cibles prioritaires, les collaborateurs représentent 40% du nombre total des consultations.