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Le bilan 2017 des audits énergétiques des grandes entreprises est disponible

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Résumé

Depuis le 5 décembre 2015, les grandes entreprises ont l’obligation de réaliser un audit énergétique.

 

Un an avant le renouvellement de l’audit, l’ADEME a réalisé une enquête portant sur ces audits. L’objectif de cette enquête était de faire un point sur la mise en œuvre du dispositif, et de recueillir des informations sur la plateforme de recueil des audits énergétiques et des retours d’informations souhaités par les utilisateurs. Avec un taux de réponse de plus de 40%, l’enquête portait sur la motivation des entreprises, les moyens mis en place et leur degré de satisfaction au sortir de l’audit.

 

Cette réglementation s’applique à environ 5000 entreprises mais seules 3 559 sont enregistrées sur la plateforme de recueil des données et ont réalisé un audit énergétique. Plus de la moitié des entreprises inscrites sur la plateforme sont liées aux domaines d’activités des « services marchands » (E50 : Activités immobilières, services financiers, assurance, édition, etc.) et au commerce (E46). Les entreprises de l’industrie manufacturière représentent environ 30 % des entreprises déclarées sur la plateforme.

 

Contenu

Pour la majorité des répondants (94%), la mise en conformité règlementaire a été la principale motivation à la réalisation de cet audit.  Pour 56% d’entreprises interrogées, cet exercice a également été réalisé dans l’idée de réduire les consommations d’énergie de leur entreprise à travers une meilleure identification des coûts énergétiques de l’entreprise. Ce fut également l’occasion de réaliser leur premier audit énergétique pour deux tiers des répondants, Par ailleurs, la réalisation de l’audit énergétique s’inscrit dans le cadre de l’application d’une politique environnementale (31%), ou encore la motivation peut être liée soit d’une volonté du groupe (13%), soit d’un objectif d’image envers les clients (11%), soit d’une étape transitoire en vue de la certification ISO 5001 (11%) ou encore pour des raisons tierces (1%).

 

Pour réaliser ces audits, 10 % des entreprises ont eu recours à un prestataire interne (seul ou accompagné d’un prestataire externe), les autres ont eu recours à des prestataires externes (env. 90 %). Toutefois, le respect de la méthodologie de réalisation de l’audit est discutable notamment à travers la réalisation des visites sur site, dont 60 % ont duré entre 1 et 5. Jours, 1% des entreprises déclarent que l’auditeur n’a pas visité leur site et pour 7% des entreprises cette visite a duré moins d’une journée.

 

Bien que 90 % des répondants s’estiment être en capacité d’exploiter les résultats de l’audit, 20 % d’entre eux estiment insuffisant l’accompagnement de l’auditeur pour l’appropriation des résultats de l’audit. Les manquements identifiés portent sur les préconisations (45 %), le détail des calculs et des hypothèses effectuées (45 %), la restitution orale des auditeurs lors de la réunion de clôture (25 %), le détail des résultats par site (13%), la présentation des résultats dans le rapport d’audit (11%) et les autres raisons (18%).

 

De plus, les répondants ont rencontré des difficultés diverses notamment liées à l’ergonomie, l’indisponibilité de la plateforme et les lenteurs de connexion (70%). De plus, près d’un utilisateur sur deux a rencontré des difficultés à saisir des informations en raison d’un manque d’information dans les rapports d’audit.