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La surchauffe des océans et pôles, au cœur du dernier rapport du GIEC

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Résumé

 

Commandé en 2016 par les parties à la convention cadre des nations unies pour le changement climatique (Ccnucc), le nouveau rapport du Giec dresse un constat alarmiste sur l’état des océans et de la cryosphère (glaciers, banquise, permafrost, etc.) d’ici 2050. Les chercheurs du Giec constatent en effet, une réduction généralisée de la cryosphère : réduction de la couverture neigeuse, perte de masse des glaciers et de la banquise et augmentation de la température du pergélisol causées par le réchauffement climatique.

Les 7000 études scientifiques menées font état de la perte annuelle de 277 millions de tonnes de glace en moyenne entre 2006 et 2015 dans la calotte glaciaire du Groenland ; soit une hausse du niveau des mers de 0,77 mm par an. Dans ce rapport, le Giec précise également le réchauffement excessif des masses d’eau océaniques depuis 1970 et l’absorption de plus de 90% de l’excédent de chaleur présent dans le système climatique. Les écosystèmes en sont perturbés d’autant plus que la diminution d’oxygène dans les océans est un important facteur de migration. On assiste de fait, à une perturbation des espèces, maillon clé de la structure et du fonctionnement des écosystèmes.

 

Contenu

 

Publié en septembre, le document de 40 pages s’intéresse cette fois aux océans et à la cryosphère (banquise, glaciers, permafrost, etc.). Il s’inscrit dans la continuité des derniers rapports sur le réchauffement à 1,5° et sur l’agroécologie. Comme de coutume, les chercheurs du Giec ont réalisé plusieurs scénarios de hausse de température d’ici à 2050 et 2100 sur la base d’une modélisation des futurs changements, les risques associés et les conséquences perceptibles sur la société.

 

  • Réchauffement des masses d’eau et dégradation de la cryosphère

En effet, les scénarios développés présentent une détérioration encore plus importante de la cryosphère entre 2031 et 2050 avec des répercussions désastreuses sur les cours d’eau. La circulation des courants de l’atlantique sera également affectée tout comme le niveau des mers qui ne cessera d’évoluer pour atteindre entre 30 à 60 cm d’ici 2100 ; et ce malgré une réduction considérable des émissions de gaz à effet de serre. On peut donc s’attendre à une multiplication des évènements extrêmes de type El Niño ou La Niña

De plus, ce rapport du Giec alerte sur le réchauffement des masses d’eau depuis les années 70, entrainant une absorption de plus de 90% des excès de chaleur présentes dans le système climatique. Les océans sont ainsi acidifiés en surface avec une perte d’oxygène allant jusqu’à 1000 m de profondeur.

 

  • Perturbation des écosystèmes et migrations

La biodiversité en pâtit et les écosystèmes sont perturbés ; qu’il s’agisse de la perte d’oxygène dans les océans ou encore l’apparition de terres autrefois constituées en glacier, ces phénomènes ont des impacts non négligeables sur la répartition géographique des espèces animales et végétales. Les activités humaines ne sont pas en reste d’autant plus que le risque de submersion est décuplé.

Les populations côtières (ou des pôles) seront affectées notamment par la diminution de la biomasse mondiale des océans et des activités économiques liées. Les activités de loisirs et tourisme sont concernées quant à elles par la disparition de cryosphère de haute montagne. De plus, la dégradation des glaciers de montagne a un impact direct sur la disponibilité et la qualité de l’eau en aval, avec des incidences sur l’agriculture et l’hydroélectricité.