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Fixée pour l’heure à 2040, la fin de la vente des véhicules thermiques devrait se faire en 2028 selon Greenpeace

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Résumé

 

Après une étude générale des impacts climatiques de la production et de la vente de voitures par douze grands constructeurs automobile mondiaux, Greenpeace considère les 86 millions de véhicules vendus en 2018 comme étant responsables de 9 % des émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Fondée principalement sur un rapport du Centre aérospatial allemand (DLR) commandé par Greenpeace Belgique, le rapport recommande la fin de la vente des véhicules diesel et essence d’ici 2025 et des véhicules hybrides d’ici 2028. Une mesure qui donnerait 66% de chance de maintenir le réchauffement mondial en-dessous de 1,5°.

A cet effet, Greenpeace France demande une déclinaison de la question du climat au niveau local notamment dans les grandes villes où elle rentre en synergie avec la problématique de pollution de l’air. D’autant plus que l’écart entre les émissions polluantes réelles des véhicules en circulation et les données constructeurs reste en suspens depuis de Dieselgate de 2015.

 

Contenu

 

Dans son rapport « CRASHING THE CLIMATE, HOW THE CAR INDUSTRY IS DRIVING THE CLIMATE CRISIS », Greenpeace rappelle l’enjeu climatique et la part de responsabilité de l’industrie automobile. En guise de conclusion, le rapport invite les constructeurs automobiles à une prise de conscience urgente et un passage à l’action imminent : « Les constructeurs automobiles doivent organiser de toute urgence l’abandon progressif des véhicules diesel et essence, hybrides compris, et mettre un terme aux ventes de voitures neuves carburant au pétrole d’ici 2028 ».

 

  • SUV et voitures hybrides, greenwashing de l’industrie automobile

En effet, l’ONG met l’accent sur les contradictions des constructeurs automobiles qui « mettent sur le marché des millions de nouvelles voitures polluantes et promeuvent de gros modèles plus émetteurs en CO2. ». C’est le cas notamment des véhicules SUV, qui seraient plus émetteurs que les autres voitures ; pourtant ces derniers représentent 32 % des ventes de voiture en 2018 en Europe (contre 8 % en 2008) et 69 % aux Etats-Unis.

Les voitures hybrides quant à elles sont de potentielles sources d’émissions de CO2 considérables et constituent un réel frein au developpement d’alternatives concrètes aux véhicules thermiques.

 

  • Des échéances déphasées de la réalité

Pour mémoire, dans le projet de Loi d’Orientation des Mobilités dite LOM, la France se fixe l’objectif de fin de la vente des voitures utilisant des énergies fossiles d’ici 2040. Cette échéance est jugée incompatible avec les conclusions du rapport du Giec sur le changement climatique qui estimait à douze ans le temps d’action disponible afin de contenir les effets du réchauffement climatique à 1,5°.

Publié le 29 août 2019, le rapport de la Commission des comptes des transports de la Nation, s’inscrit dans le même ordre d’idée. Il conclut sur la nécessité de doubler le rythme moyen annuel de réduction des émissions de GES des transports constaté entre 2017 et 2018 pour être compatible avec l’accord de Paris.