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Devant l’alcool et la vitesse, le téléphone se hisse comme premier comportement à risque au volant

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Résumé

Selon la dernière édition du « Baromètre du comportement des Français sur les routes » réalisé par l’assureur Axa, l’usage du téléphone au volant est devenu le premier comportement à risque devant la grande vitesse et la forte alcoolémie.

 

Contenu

Le 15ème Baromètre AXA Prévention 2019 du comportement des Français sur les routes porte sur un échantillon de 1996 personnes représentatif de la population résidente en France métropolitaine âgée de 18 à 75 ans.

En 2019, seul 6% des répondants affirment « prendre le volant après avoir bu plus de 4 ou 5 verres d’alcool” contre 19% en 2004. La progression est à peu près similaire en ce qui concerne la vitesse. En 2019, 11% d’interrogés reconnaissent « rouler à 160-170 km/h sur autoroute » contre 29 % en 2004. En revanche, l’usage du telephone au volant est de plus en plus fréquent (70% en moyenne) notamment chez les jeunes (83%) qui reconnaissent utiliser fréquemment le telephone en conduisant.

Lors de l’étude de 2004, le pourcentage de conducteurs qui déclaraient téléphoner au volant s’estimait à 22%. L’usage des applications GPS sur le téléphone, la progression du taux d’équipement, la 4G (et bientôt la 5G) sont les principaux facteurs d’accélération. En effet, 46 % des répondants affirment avoir passé des appels au volant. L’étude révèle notamment qu’1 conducteur sur 4 envoie ou lit un SMS au volant, et 1 sur 2 reconnait avoir l’œil rivé au GPS de son telephone plutôt que sur la route.

Pour rappel : une conversation téléphonique multiplie par 3 le risque d’accident, écrire un SMS au volant augmente par 23 le risque d’accident et un conducteur enregistre entre 30% et 50% d’informations en moins sur la route lorsqu’il est au téléphone. Il est donc plus qu’urgent d’agir pour instaurer des comportements plus responsables.

Les entreprises sont d’autant plus concernées car quelques fois l’usage du telephone au volant s’inscrit dans un cadre professionnel où les protocoles de communications sont inadéquats. Bannir systématiquement l’usage du telephone au volant serait vraisemblablement un premier pas dans leur démarche de sécurité routière. Il serait plus efficace d’engager la réflexion autour de la nécessité des communications téléphoniques au volant.